
Michael Bruno a été salué comme un visionnaire par le Museum of Arts and Design de New York, unique musée de la ville consacré aux savoir-faire et à la création manuelle. Dans cette brève introduction, il revient sur le chemin personnel qui a façonné sa manière de voir le monde et de construire la vie dont il rêvait.
Il a grandi à Larchmont, dans l’État de New York, au bord du Long Island Sound, au sein d’une famille de restaurateurs depuis plusieurs générations. Sa mère était infirmière, son père étudiait la comptabilité, et ensemble ils ont élevé six enfants dans une maison chaleureuse, empreinte d’amour et de compassion. Même si sa famille n’était pas riche selon les critères d’aujourd’hui, il garde le souvenir d’une enfance nourrie d’attention, de liens et de possibles.
La natation a très tôt été pour lui un refuge. Il a appris à nager pour que ses parents puissent profiter du tennis et du club l’esprit tranquille, et la piscine est vite devenue son lieu de bonheur. Les longueurs avaient pour lui quelque chose de méditatif, lui offrant l’espace nécessaire pour rêver. Il s’imaginait dans une maison en briques, semblable à celle où il vit aujourd’hui, et rêvait aussi de participer aux Jeux olympiques en brasse sur 50 mètres. Ce rêve l’a conduit jusqu’à une médaille d’or aux Junior Olympics et à un nouveau record d’État, avant que les États-Unis ne se retirent des Jeux de Moscou en 1980.
Sa famille a ensuite quitté l’Est pour s’installer d’abord dans le Colorado, puis en Californie. Dans le Colorado, la vie aux abords de la ville se partageait entre chevaux, potager, lapins, poules et agneaux. L’équitation faisait partie du quotidien, et il a appris à monter sans peur sur un Quarter Horse nommé Azule. Grâce au programme 4-H, lui et ses frères et sœurs ont aussi élevé des agneaux pour la foire de l’État. L’un d’eux, Wolley, a même survécu à une grave blessure avant de remporter le premier prix et le titre de Reserve Grand Champion à la Colorado State Fair.
Après l’installation de la famille sur la Central Coast californienne, Michael est parti à San Diego pour ses études. À San Diego State University, tout en travaillant chez Nordstrom, il a lu Think and Grow Rich sur la plage de La Jolla et a commencé à façonner consciemment son avenir par ses pensées. À partir de là, il s’est fixé des objectifs ambitieux, dont l’obtention d’une licence immobilière et la création d’une entreprise valorisée à un milliard de dollars. Cette vision est devenue 1stdibs, introduite en bourse au Nasdaq en 2018.
Il a ensuite lancé la campagne Think Rain pendant une grave sécheresse dans les années 1980, en utilisant des T-shirts et des autocollants pour sensibiliser le public et récolter des fonds. Un voyage improvisé à Sacramento a mené à une approbation immédiate de la marque par la secrétaire d’État March Fong Eu, et peu après, la pluie est revenue. L’histoire a ensuite été recréée dans Think and Grow Rich: The Legacy.
Aujourd’hui, Michael vit dans la basse vallée de l’Hudson, à Tuxedo Park, dans l’État de New York, et passe ses étés sur une île du Maine. Il a également créé Valley Rock Inn à Sloatsburg, où 17 bâtiments délabrés ont été transformés en auberge, marché, galerie et deux restaurants. Le projet a reçu le Pillar of New York award de l’État de New York pour la préservation du patrimoine, et en 2024, The Ranch Malibu y ouvrira son adresse sur la côte Est.
Sa vie spirituelle s’est approfondie dans sa vingtaine, d’abord grâce à A Course in Miracles, puis par la méditation en Égypte. Pour Michael, la spiritualité est faite de foi, de compassion et de la conviction que la conscience est éternelle. Il estime que nos pensées dominantes façonnent notre expérience, et voit dans la science une confirmation croissante de ce lien.
C’est cette croyance qui l’a inspiré à créer Happy Time, une application qu’il décrit comme un GPS pour vos pensées. Sans publicité ni analyse des serveurs, elle a été pensée comme un espace privé permettant de rester concentré sur les pensées que l’on souhaite cultiver. Sa mission aujourd’hui : diffuser le bonheur, une personne à la fois.
Avec toute sa considération,
Michael Bruno